presse: CNOSF janvier 2011

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3 questions à... Sarah Ourahmoune

« J’aime quand ça va vite »

L’ancienne championne du monde prépare les Jeux de Londres, où la boxe féminine fera ses débuts olympiques, en multipliant les activités. Mais elle ne s’en plaint pas.

En plus de votre carrière de boxeuse, vous suivez des études et occupez un emploi. Comment faites-vous pour tout concilier ?
Sarah Ourahmoune : Mes journées sont très pleines. Et elles comptent peu de répit. Je m’entraîne deux fois par jour, deux heures par séance. Je travaille dans une association. Et je suis maintenant la formation à Sciences-Po Paris réservée aux sportifs de haut niveau. Je prépare le concours pour entrer en Master de gestion des ressources humaines. Ca fait beaucoup, mais cette vie me convient et me plait. J’aime quand ça va vite. J'ai la chance de travailler sur mon lieu d'entraînement, à Aubervilliers.

L’entrée de la boxe féminine dans le programme olympique, l’été prochain à Londres, a-t-elle changé votre quotidien et votre plan de carrière ?
Oui. Sans ce label olympique, j’aurais déjà arrêté ma carrière. J’étais fatiguée de retrouver toujours les mêmes filles dans les mêmes compétitions. Je tournais en rond. Depuis que la boxe féminine est olympique, le paysage s’est ouvert : plus de tournois, plus de filles et un vrai programme de stages. J’ai retrouvé une motivation. En plus, l’arrivée récente d’un nouveau DTN nous permet désormais d’accéder à l’Insep, de bénéficier d’aides financières et d’un suivi médical. Nous ne sommes pas encore au niveau des garçons, mais l’écart s’est réduit.

Fin novembre, vous étiez à Londres dans le cadre du « test event » de boxe. Quel effet cela vous a-t-il fait de vous retrouver sur le site des Jeux ?
J’ai été très impressionnée par le niveau de l’organisation. J’ai pu découvrir les lieux. Si j’ai la chance d’aller aux Jeux, je serais certainement moins surprise. C’est un avantage. Quant au résultat, une défaite en finale des 51 kg, disons qu’il était satisfaisant. J’aurais préféré rentrer avec la médaille d’or, mais atteindre la finale a été très encourageant. Je dois maintenant décrocher ma sélection, en mai prochain, en atteignant au moins les quarts de finale aux championnats du monde.

 

lien: http://franceolympique.com/art/2379-3_questions_a..._sarah_ourahmoune.html

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