Débat BOXING BEATS : « Les défis du sport féminin en 2011, Regards croisés des pouvoirs publics, des sportives, des sponsors et des médias »

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Le rendez-vous est fixé Vendredi 10 décembre à 18H00 à la Mairie d’Aubervilliers dans la salle du Conseil.

Le constat est inquiétant : le taux de la pratique sportive masculine surplombe largement celui de la pratique féminine ; les médias ne s’intéressent que marginalement aux sportives ; les sponsors privilégient un investissement dans le sport masculin.

Sarah Ourahmoune, championne du monde de boxe et responsable de projets à Boxing Beats est à l'initiative de ce débat, épaulée par Clément Jouve, professeur de droit à Sciences Po.

Au programme de cette rencontre  « Les défis du sport féminins en 2011, Regards croisés des pouvoirs publics, des sponsors, des medias et des sportives ».

 

1H30 de débat avec en filigrane des questions essentielles:

- Le sport est-il vraiment révélateur de la place de la femme dans

notre société?

- Quelles sont les raisons qui expliquent le déséquilibre persistant entre hommes et femmes dans le sport, aussi bien dans l’imaginaire collectif  que dans les médias ?

- Quelle mesure peut-on proposer pour améliorer la situation dès 2011?

- Quelle est selon vous la priorité pour le développement du sport féminin en France?

Pour Boxing Beats, l’exemplarité des femmes ayant réussi par et dans le sport est un levier très efficace pour faire évoluer le regard sur les femmes dans notre société.

Des personnalités féminines hors du commun étaient présentes pour témoigner de la place de la femme dans le sport français.

 

Annie Sugier :

Présidente de la ligue internationale des droits de la femme. Elle a mis en place un collectif : « Atlanta + » et collabore avec la CLEF. Ces deux collectifs font des propositions au CIO pour améliorer la participation des femmes aux Jeux Olympiques.

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Laurence Fischer :

karateka française, elle a remporté de nombreuses compétitions internationales, dont deux championnats du monde de karaté en kumité féminin individuel et un en kumite par équipe. 

Retraitée depuis 2006, elle est l'une des marraines de l'association « Sport sans Frontièr »e où elle s'est engagée pour la cause des femmes afghânes.

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Myriam Lamare :

Huit fois championne du monde de boxe professionnelle.

Première femme promoteur de boxe.


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Pour témoigner du regard des médias sur le sport féminin, trois intervenants de qualité étaient présents :

 

Bertrand Régis Louvet qui était en charge de modérer le débat :

Reporter au Parisien, spécialiste référencé des relations sport et médias, connu pour ses analyses tranchées

Il a collaboré avec différentes émissions de radio dont (« Langue de Sport » sur Europe 1 Sport) mais aussi à la télévision (« Les décodeurs » sur Infosport, « Sport&News » sur I Télé ou « Telle est ma télé » sur TPS Star).

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Olivier Hellart:

Directeur du marketing et de la communication du journal l'Equipe, maître de conférences à Sciences Po (cours sur l'économie du sport) et membre du comité de direction de la Fondation Sébastien Grosjean.

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Jacques Cortie

Journaliste, créateur du site sportiva (sport féminin), auteur du livre: "L'année du sport féminin 2010" et organisateur de « La nuit du sport féminin » le 9 décembre 2010.

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Ce débat  avait pour objectif de mettre en valeur, de médiatiser et de donner la parole à tous les intéressés. Ce plateau était très intéressant sur le plan de la diversité des opinions. Chacun a pu exposer son point de vue et faire réfléchir à sa position.

Bertrand Régis Louvet, journaliste au Parisien a orchestré ce débat, en donnant la parole tout à tour à chacun des intervenants.

Il a ouvert subtilement la discussion en glissant une citation célèbre de Pierre de Coubertin: « Les femmes et le sport ne font pas bon ménage » 

Les intervenants ont tenté de formuler des premières pistes d’actions concrètes pour développer la place des femmes dans le sport et pour valoriser le sport féminin.

Pour Annie Sugier, « On a jamais vu des opprimés gagner sans se battre ». Il faut que les femmes s’engagent. Elle pointe avec justesse un paradoxe intéressant : la montée du féminisme et le développement de la pratique sportive féminine se sont fait l’un sans l’autre. Les féministes ne se sont pas intéressées aux sportives.

Myriam Lamare confirme en expliquant que les femmes doivent se battre pour se faire leur place. Elle explique qu’elle a fait sa place naturellement dans un milieu très masculin. Elle souligne d’ailleurs que les hommes ont contribué à sa réussite. Comme piste d’évolution possible, elle propose de sensibiliser les parents grâces à des systèmes sociaux. Elle suggère de les impliquer les parents  pour les responsabiliser.

Elle conclue en rappelant fièrement qu’ « il faut aussi constater la performance que la discipline pugilistique féminine a accompli : après seulement dix ans d’existence, la boxe féminine a intégré les Jeux Olympiques ! »

Pour Olivier Hellard, directeur du marketing et de la communication au journal l’Equipe, les femmes aiment le sport puisque 75%  d’entre elles déclarent s’y intéresser. En dépit de cet optimisme, Jacques Cortie s’inquiète de savoir « Combien de fois l’intérêt de ces femmes pour le sport s’est-il traduit par la prise d’une licence ». Il reconnaît un goût des femmes pour le sport, mais il affirme que « dans le sport féminin, tout est à construire ! ».

Laurence Fischer, karatéka et marraine de « Sport Sans Frontière », se questionne sur le positionnement des femmes dans les médias. « Ne devraient-elles pas relayer les informations sur les sportives ? ». Combien de femmes sont présentes dans les médias sportifs et qu’elles sujets traitent-elles ? » . A cette question, Olivier Hellard répond qu’il n’y a aucune ségrégation sexuelle au sein du journal l’Equipe et que la rédaction compte 17% de femmes.

Y
<br /> Bonjour Sarah,<br /> Je m'adresse à vous même si je suis convaincue que vous faites lire vos commentaires par des "assistants".<br /> Je m'appelle Youssara, j'ai 16 ans et je pratique la boxe anglaise.<br /> J'ai commencé assez petite vers 9 ans en éducative, puis ait repris réellement vers 14 ans.<br /> Cet année je m'entraine désormais avec des amateurs pour des pré-combats.<br /> Mes entraineurs disent que je suis talentueuse et que je peux espérer entrer un jour en équipe de France.<br /> Chimère ou Réalité? Quelque chose me persuade que cela reste inaccessible.<br /> Cependant, je reste dévorée par des rêves de réussite dans mes études tout comme dans la Boxe.<br /> Oui j'écris Boxe avec une "b" majuscule car cela représente tellement pour moi. La Boxe c'est une accumulation d'adjectifs qualificatifs qui ne font que rendre plus forte mon envie de réussite.<br /> De plus actuellement en première L, j'aimerai intégrer science po comme vous.<br /> Ma foi, ma famille et mes amis jouent beaucoup dans cette ruée vers la lumière.<br /> Je me suis résumée à vous alors que certainement vous ne savez pas et vous ne saurez jamais que j'existe, mais je garde espoir d'une réponse pleine de conseilles de votre part.<br /> Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. Romain Roland.<br /> <br /> merci de ne pas publier ce commentaire.<br /> <br /> Amicalement et admirablement,<br /> Youssara.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Bonjour Youssara,<br /> <br /> <br /> Ton message m'a beaucoup touché.<br /> <br /> <br /> Je n'ai pas du tout d'"assistants"!! Je suis quelqu'un de "normal". je n'ai pas d'agent ou quoi que ce soit. Je comprends tout à fait ta passion pour la boxe car j'ai été dévorée par cette même<br /> passion à ton âge. <br /> <br /> <br /> Si j'ai un conseil à te donner, c'est bien de faire passer la boxe après tes études. Jamais la boxe ne te permettra de vivre et n'oublies pas que nous sommes des femmes et que la boxe féminine<br /> reste peu développée.<br /> <br /> <br /> Fais toi plaisir, boxes, vas au delà de tes limites...je te souhaite d'aller au plus haut niveau si cest ton désir!! mais gardes en tête que c'est dur de mener plusieurs projets à bien en même<br /> temps.<br /> <br /> <br /> J'ai fais une trêve de 4 ans dans ma carrière pour pouvoir finir mes études...puis je suis revenue une fois mes diplômes en poche. <br /> <br /> <br /> Aujourd'hui, avec plus de maturité, j'arrive à gérer mes entraînements, mes cours et mon boulot...Car tu te doutes qu'en boxe, on ne gagne pas sa vie, donc je suis obligée de travailler à côté.<br /> <br /> <br /> Si tu es motivée, tu pourras réussir aussi en boxe que dans tes études. Pour le moment, entraînes toi, progresses, prends ce que tu as à prendre...et surtout travailles pour ton bac!! c'est trop<br /> important les études.<br /> <br /> <br /> Tu es jeune, tu as le temps d'avancer en boxe et de vivre des supers moments!<br /> <br /> <br /> N'hésites pas à revenir vers moi si tu en as besoin.<br /> <br /> <br /> Bon courage!!<br /> <br /> <br /> Sarah<br /> <br /> <br /> <br />
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